Les volcans Bromo & Ijen sur l’île de Java

Après nos premiers pas en Indonésie à Jogja, nous avons réservé un tour pour partir à la découverte de 2 volcans sur cette île : Bromo & Ijen. Nous ne sommes pas friands des tours organisés mais cette fois, cela nous semble le meilleur compromis car les volcans sont assez éloignés et pas toujours faciles d’accès. Nous voilà donc partis pour 3 jours et 2 nuits sans penser à rien, à suivre le mouvement : on aime bien l’idée pour quelques jours !

Le départ se fait directement depuis Jogja et nous passerons le premier jour dans un train pendant 8h. Cette fois le confort est plus sommaire, nous sommes sur des banquettes avec un dossier tout droit et nos genoux touchent ceux de nos voisins d’en face !! On n’est pas mécontents d’arriver ! Dans le train, Alex confie à Marion qu’un de ses rêves et que quelqu’un l’attende à la gare/aéroport avec son nom sur un panneau et devinez ce qui nous attend à Probolinggo ?! Notre chauffeur avec une superbe pancarte « Alexandre Maxime ». Ce périple commence à merveille !

Nous embarquons dans un minibus pour encore 1h de trajet direction Cemoro Lawang au pied du mont Bromo. Il ne fait pas bien chaud là-haut. Nous ne tardons pas à nous faufiler sous nos couettes car de toute façon, la nuit va être courte. Le lendemain, le réveil sonne vers 3h du matin et nous entendons déjà le ballet des jeeps qui montent déposer les touristes pour admirer le lever du soleil. Nous prenons part à ce joyeux bazar, notre chauffeur nous dépose et nous terminons l’ascension au pas de course pour ne pas louper le lever du soleil. Arrivés en haut, nous ne sommes pas seuls mais l’endroit est assez grand pour que tout le monde en profite. Nous ne savons pas quelle heure il est quand le soleil commence à colorer le ciel mais nous sommes fascinés : nous découvrons petit à petit les paysages qui nous entourent.

  

Une fois le soleil levé et la pose prise, nous rejoignons notre chauffeur et notre superbe jeep verte pour qu’ils nous emmènent voir le volcan de plus près.

Une fois sur place, des hommes nous proposent de monter à cheval au sommet mais nous préférons nous servir de nos jambes !

 

Alex précède Marion dans la montée de la centaine de marches et lorsqu’elle voit son regard quand il arrive en haut, elle sait qu’elle va être surprise. Nous ne savions pas à quoi nous attendre mais pas à ça !! Nous arrivons devant un énorme trou fumant et le volcan gronde pour nous rappeler qu’il est toujours actif. Des paysages lunaires de sable volcanique nous entourent, on est conquis !

   

On prend le temps de marcher sur la crête du cratère et de s’éloigner un peu du monde.

Après en avoir pris plein les yeux, on rentre à l’hôtel, il n’est que 8h mais la journée est déjà bien entamée pour nous. Nous prenons un petit déjeuner et une bonne douche avant de repartir sur la route : nous devons rejoindre le pied du mont Ijen dans la soirée. Nous arrivons dans un petit village et découvrons notre hôtel : Alex se croit pendant quelques secondes à la tête du pays !

Après un repas  très médiocre, nous nous couchons vers 20h, la nuit s’annonce encore très courte. Cette fois, le réveil sonne à 1h30. Nous montons dans notre van les yeux embrumés. Vers 2h, nous rencontrons Adis, notre guide pour la matinée. Il nous distribue nos masques à gaz et nous commençons l’ascension dans la nuit noire, à la lumière de quelques torches, sous un petit crachin. La montée n’est pas des plus facile, ça grimpe fort mais rien d’insurmontable non plus. Le groupe se disperse suivant les allures de chacun et on ne voit plus qu’une ligne de point jaune qui avance dans la nuit noire.

Certains touristes que nous qualifieront de très fainéants se font tirer par 3 personnes dans des carioles. Ces chariots sont normalement utilisés pour descendre le soufre mais cela rapporte 10 fois plus d’argent de faire cela. Nous ne comprendrons jamais ces touristes qui se lancent à l’assaut des montagnes sans aucune condition physique et sans avoir aucun scrupule à se faire traîner par des locaux payés au lance pierre… Et bien-sûr avec une perche à selfie pour immortaliser ce moment ! On imagine la tête de l’album de vacances !!

Lorsque nous approchons du sommet, nous mettons nos masques à gaz. Au départ nous ne comprenons pas vraiment pourquoi. Mais lorsque nous commençons la descente dans le cratère, un énorme nuage nous enseveli : on tousse, on a les yeux qui piquent et on se dit que ça va être dur de rester dans cette atmosphère. Heureusement, le vent tourne et le nuage se disperse, l’air devient plus respirable. On continue la descente, dans la nuit et on croise déjà quelques mineurs qui descendent dans le cratère. A un moment donné, le guide nous montre quelque chose au loin : nous voyons les fameuses flammes bleues que nous sommes venus chercher ! Ces flammes sont dûes à la combustion du gaz sulfurique au contact de l’air. Elles ne sont visibles que dans la nuit noire, raison pour laquelle nous nous sommes levés en plein milieu de la nuit. Les flammes dansent avant que les mineurs viennent les éteindre.

La condensation des gaz crée un liquide rougeâtre qui se cristallise pour former des minerai de souffre pur. Des tuyaux ont été posé pour forcer cette condensation.

Ce gaz est extrêmement toxique. Malgré nos masques, plusieurs fois nous nous disons que nous sommes en train de perdre des points de vie, mais le spectacle vaut la chandelle ! Que dire de ces hommes qui travaillent tous les jours dans cet environnement sans aucune protection… Nous les observons épatés par leur force et leur volonté. Et à ce moment-là, on se jure de ne plus jamais se plaindre de notre travail !

Le jour se lève peu à peu et nous découvrons petit à petit le spectacle qui nous entoure. Le cratère est en fait un lac d’un bleu étincelant. Il est très acide, nous faisons attention de ne pas trop nous en approcher.

  

  

Nous remontons du cratère en laissant passer les mineurs qui transportent quasiment 100kg sur deux paniers sur leur épaule. Nous en croisons un qui paraît assez âgé et qui avance à tout petit pas, quel courage ! Notre guide nous apprendra qu’un kilo de soufre est payé environ 5 centimes d’euros à celui qui le redescendra…

Nous redescendons le volcan en découvrant les paysages qui étaient plongés dans le noir à l’aller. Une mer de nuage recouvre les alentours.

Arrivés en bas, notre aventure dans les volcans se terminent. On se demande si ces paysages là ne sont pas les plus beaux qu’on ait vu depuis le début de notre séjour (et de notre vie à vrai dire) ! Le sourire aux lèvres, des étoiles dans les yeux, on part découvrir Bali !!

5 commentaires

  • Céline

    Quelle découverte pour nous aussi… merci de votre partage. C’ est splendide !! On attend donc, maintenant, le récit et les photos pr Bali. Bisous à vous 2

  • Anais

    Magique et une belle leçon de vie …

  • Isis

    Trop bien !!! Ça rappelle plein de souvenirs !! Ravie que ça vous ait plu autant qu’à nous !

  • PONSART PASCAL

    Nous vous sentons fascinés par cette merveille du monde merci de nous faire partager ces moments magnifiques à des km de vous…..
    Nous vous embrassons tous les deux, profitez de ces moments inoubliables, et un grand merci pour votre carte que nous venons de recevoir.
    Nous pensons bien à vous….. Gros Bisous

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